18/07/2019

Rapport du FEB: l'impact des évolutions conjoncturelles sur les entreprises belges

rapport FEB conclusions 1° semestre 2019

Deux fois par an, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) interroge ses fédérations sectorielles pour mesurer la température économique. En plus de sa propre enquête, la FEB analyse également le contexte économique national et international. Elle dresse ainsi le bilan de la situation économique belge et des prévisions pour le semestre à venir.

Selon la FEB, les résultats de son enquête semestrielle montrent que dans un contexte international compliqué, l’activité belge s’est assez bien maintenue durant les 6 derniers mois.  Voici dans les grandes lignes les résultats du deuxième trimestre de 2019:

Le contexte économique national est relativement favorable

Malgré l'escalade de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, la saga interminable du Brexit et le ralentissement de la croissance (des exportations) allemande, l’activité de nos entreprises et nos secteurs s’est tout de même plutôt bien maintenue dans les 6 mois passés. Bien que 37% des secteurs ont rapporté une baisse de leur activité, 64% rapportent que celle-ci s’est soit maintenue soit accélérée lors des six derniers mois.

Quant aux prochains six mois, un même nombre de secteurs s’attendant à une baisse d’activité que dans la précédente enquête. Dans le même temps, la proportion d’optimistes est quant à elle légèrement en hausse (22% contre 14% en novembre). La large majorité des secteurs s’attend néanmoins, encore et toujours, à une dynamique économique assez stable dans les 6 prochains mois.

Le secteur de la construction maintient son optimisme vis-à-vis des six prochains mois (quelques grands projets en vue). Par contre, les perspectives du commerce pour les six prochains mois se sont détériorées. Le secteur continue d’être mis sous pression par les achats transfrontaliers et la concurrence de l’e-commerce étranger. Les achats transfrontaliers affectent aussi le secteur de l’alimentation, qui a vu diminuer de ce fait ses parts de marché sur le marché intérieur. La réponse la plus efficace pour pouvoir affronter la concurrence consiste à entrer également dans le monde digital. Les solutions et canaux de vente numériques sont donc prioritaires pour les entreprises belges. Heureusement, les gains de compétitivité et la bonne tenue des exportations ont pu compenser et garantir la croissance du secteur.

Climat d'investissement positif

L'euro s'est à nouveau affaibli vis-à-vis du dollar et de la livre, ce qui pourrait contribuer en 2019-2020 à des nouveaux gains de parts de marché pour les secteurs exportateurs. Ceux-ci peuvent soit utiliser la marge supplémentaire dégagée pour réduire davantage leurs prix, gagner des parts de marché et donc générer plus de volumes et plus d'emploi, soit maintenir leurs parts de marché et améliorer leur rentabilité pour faire face aux investissements futurs.

En plus, les taux d'intérêts sont bas et le resteront encore longtemps, la BCE ayant annoncé ne pas envisager de modifier ses taux au moins jusqu'à la première moitié de 2020.

Les investissements des entreprises devraient, en 2019, se poursuivre à un rythme soutenu bien que moins fort que sa moyenne de la période 2015-2018. 

Les investissements dans les solutions et canaux de vente numériques sont de toute manière prioritaires pour les entreprises belges, que la conjoncture soit favorable ou pas.

Les perspectives d'emploi des entreprises et secteurs n'ont presque pas changé.

Pour l’emploi, la proportion d’optimistes a effectivement baissé (11% en mai contre 14% en novembre), mais c’est aussi le cas des pessimistes, avec une bien plus grande ampleur(passant de 28% en novembre à 17% en mai). C’est donc surtout la proportion de secteurs prévoyant un maintien de la dynamique de l’emploi qui a augmenté (de 57% à 64%).

Les créations d’emploi devraient se poursuivre à un bon rythme, quoiqu’un peu moins soutenu que les années passées. D’une part, les effets retardés des mesures de compétitivité (tax shift, modération salariale, etc.) devraient continuer
d’alimenter une bonne croissance de la demande de main-d’oeuvre.

Le potentiel de croissance de l’économie belge est par contre actuellement freiné par les difficultés que les entreprises de nombreux secteurs et régions éprouvent pour trouver du personnel (approprié). En effet, dans une perspective européenne, le taux de vacances d’emploi de la Belgique (3,5%) reste élevé, alors que son taux d’emploi est relativement
faible (70%).

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Résumé issu du rapport du FEB, rédigé par Anouar Boukamel

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