Investissements : quelques réflexions de base

Les types d’investissements

En termes comptables, différents types d’investissements existent:

  • Les investissements corporels: il s’agit de “tout ce que l’on peut toucher”. Ils ont une valeur significative et une durée de vie probable de plusieurs années. Ce sont, par exemples, les machines, le mobilier, les véhicules,...

  • Les investissements incorporels: ce sont des investissements immatériels, que l’on ne peut “toucher”, d’une certaine valeur. Ils ont une durée de vie de plusieurs années. Il peut s’agir d’un fonds de commerce, de brevets, de licences,...

  • Les investissements financiers : telles des participations (actions, obligations,…) détenues à long terme dans des sociétés.

Au niveau de la gestion, la distinction se fera plutôt entre:

  • Les investissements productifs, dont l’objectif est de maintenir le chiffre d’affaires ou de l’augmenter, de réduire les charges de production ou d’étendre l’activité;

  • Les investissements de remplacement, obligatoires à la “survie” de l’entreprise;

  • Les investissements de confort, visant à améliorer la qualité du travail, le confort des salariés et de l’encadrement.

Le choix d’investir devra se faire compte tenu:

  • des objectifs de l’entreprise: grandir, se maintenir, augmenter les profits,…

  • des ressources financières disponibles ou à acquérir;

  • des risques.

Les ressources financières de l’entreprise sont limitées; des priorités devront être fixées. Généralement, vos moyens devront tout d’abord être consacrés aux:

  1. investissements de remplacement obligatoires;

  2. investissements générant des profits complémentaires;

  3. investissements de confort.

Le coût d’acquisition

Soyez prudent. Les coûts d’un investissement ne peuvent se résumer au seul prix d’achat. Il faut également tenir compte des frais accessoires.

Citons:

  • Les coûts (en temps et en argent) d’études, d’analyses, de recherches ;

  • Les coûts d’installation ;

  • Les frais de formation, souvent indispensables ;

  • Les frais de maintenance et d’entretien ;

  • Les coûts de personnel supplémentaire,...

  • Les coûts indirects tels le stockage supplémentaire, l’aménagement des locaux,...

A ces coûts devra aussi être ajouté le “manque à gagner” dû à l’installation, la mise en route, la formation du personnel...

Financements et rentabilité

Divers éléments doivent être analysés lors d’un investissement:

  • son financement

  • sa rentabilité, les profits qu’il va engendrer

  • la durée de vie économique de l’investissement ou du projet

  • la valeur résiduelle ou valeur de revente de l’investissement

1. Le financement

Tout investissement doit être financé par des ressources à long terme. On ne finance pas une voiture par exemple avec un crédit de caisse ni une machine dont la durée de vie est de 5 ans avec un prêt de 2 années.

Généralement, la durée du prêt s’aligne sur celle de l’objet du financement.

Elles peuvent provenir des réserves propres de l’entreprise ou de financements extérieurs.

Vouloir financer un investissement avec ses deniers propres est généralement une erreur, pour des raisons de rentabilité et de sécurité.

Financer “cash” un investissement vous priverait de réserves en cas de “coup dur” (que le banquier n’aimera pas financer, à l’inverse de l’investissement).

2. La rentabilité, les profits engendrés

Plusieurs méthodes existent pour contrôler la rentabilité de l’investissement. Va-t-il vous faire gagner de l’argent, immédiatement ou à terme?

La démarche peut être décomposée comme suit:

  1. déterminer le coût réel de l’investissement (voir ci-dessus);

  2. évaluer les profits complémentaires probables, en considérant l’impact fiscal ;

  3. établir un plan de trésorerie des entrées et sorties de trésorerie supplémentaires, dues à l’investissement, générées par l’investissement ;

  4. actualiser” le plan de trésorerie (c’est-à-dire ramener les valeurs futures à la date d’aujourd’hui) ;

  5. choisir une méthode d’évaluation permettant de calculer la rentabilité de l’investissement ;

  6. comparer le coût de l’investissement avec les profits (ou gains de charges) escomptés.

Le calcul peut se faire pour les investissements productifs ; il est par contre beaucoup plus difficile à réaliser pour des investissements de confort. Calculer la rentabilité réelle d’un investissement dans une petite entreprise n’est donc pas évident. Vous devez en fait globalement sentir si il vous semble rentable compte tenu de ce qu’il vous coûte et ce qu’il vous rapporte.

Votre professionnel comptable peut vous aider dans les calculs.

Pour le bon sens, il vous en revient !

Updated 03/09/2018

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